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Posts Tagged ‘Chine’

Les japonais ont pris cette coutume de leurs voisins les chinois. Cette tradition provient d’une philosophie orientale qui recommande de couper les aliments en dés, à la cuisine avant de servir. Un ancien proverbe résume fort bien cette philosophie : on se met à table pour manger, non pour découper des bêtes. Depuis des siècles, les Chinois trouvent barbare de servir à table une énorme carcasse de viande qui rappelle la forme originelle de l’animal. On trouve aussi très impoli d’obliger un invité à découper lui-même une viande qui peut l’être au préalable. La taille des aliments entraîna donc la naissance des baguettes. En bois, en os ou en ivoire, elles permettent de porter à la bouche des aliments mous ou durs découpés à l’avance. Le mot chinois pour désigner les baguettes est « kwai-tsze » qui signifie, ce qui est rapide. Les baguettes servent aussi de code entre l’hôte et les invités. Si un des invités désire quitter la table, il place ses baguettes en travers du bol. Il existe une autre explication, moins répandue, sur l’origine des baguettes. Les Chinois auraient auparavant utilisé couteaux et fourchettes. Mais un de leurs empereurs, craignant qu’on l’assassine, a interdit à tous ses sujets de posséder des ustensiles de métal. Les Chinois, répugnant à manger avec leurs doigts, inventèrent les baguettes.

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C’est de la Chine que nous vient le Cha-no-yu (cérémonie du thé) introduit au Japon et perfectionné par le maître Sen-no-Rikyû. Pendant longtemps le thé a été utilisé comme médicament. Au fil du temps, il est devenu un excitant salutaire aux moines qui s’exerçaient à la méditation Za-Zen.

Vers le milieu du 14ème siècle, le thé est devenu prétexte aux jeux Tôcha que les seigneurs organisent après des fêtes arrosées de saké : les samouraïs et les nobles devaient reconnaître les variétés de thé en les goûtant.

 

Murata Shukô introduisit dans la cérémonie du thé, les grands principes du Zen pour en faire le chadô, la voie du Thé. La cérémonie devait se passée dans un modeste pavillon ou dans une pièce de petite dimension décorée de tableaux aux couleurs discrètes, d’une calligraphie de moine et d’un bouquet simple. Toute cette simplicité, loin des mondanités exprime les sentiments wabi et sabi, lié au Zen.

Sen-no-Rikyû perfectionna les règles du Chadô, en définissant le style du jardin, du pavillon, du repas qui accompagne la cérémonie, la forme, la taille et le ton ainsi que des ustensiles  qui servent à la préparation. Sen-no-Rikyû insista également sur le ton de respect et de modestie qui doit dominer dans la relation entre l’hôte et les invités.

La plupart des jeunes filles japonaises apprennent toujours patiemment l’art de la cérémonie du thé pendant de longues années, à raison d’une leçon par semaine. Tous les ustensiles utilisés sont considérés comme des objets d’art : le bol de thé, chawan, le pot qui contient l’eau fraîche, mizusashi, les étagères de laque, les calligraphies…

La cérémonie du thé revêt divers styles, et peut durer jusqu’à 4 heures si elle inclut un repas. L’hôte accueille d’abord les invités dans le jardin et au pavillon, leur sert de la cuisine Kaiseki, suivie généralement d’in gâteau. Une pause est alors observée qui permet aux invités d’admirer le jardin, et à l’hôte de nettoyer la pièce. Un coup de gong annonce le service du thé. On sert d’abord un thé épais, le Koicha préparé à partir d’une poudre et battu en mousse avec de l’eau légèrement refroidie et un fouet de bambou. L’invité s’incline avant de prendre le bol dans la paume de sa main gauche, de la faire tourner d’un quart et de le porter à ses lèvres avec l’aide de la main droite. On sert ensuite un thé léger usucha.

 Les cérémonies du thé auxquelles les touristes sont conviés dans les jardins des musées de Tôkyô ou dans les grands hôtels sont souvent réduites à la seule phase usucha.

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